Michèle Ettori,
une femme qui danse.

Michèle Ettori s’est installée à Ajaccio en 1999, après une longue période de travail à Montpellier. Dans cette ville, elle a créé "Pièce montée", suivie, en juillet 82, de "Bolega, bolega", pour le premier Festival Montpellier Danse, autour de la Fontaine des Trois Grâces. "Le faux répit ou un injustifiable trésor", en 1989, parking de la Comédie de Montpellier, 4ième sous-sol, tourne dans le cadre des « Arts au soleil » en Languedoc-Roussillon et en Corse.

Elle a la responsabilité d’un programme de DSQ à Lunel (développement social des quartiers), dans le programme de formation artistique lancé par Jack Lang, alors ministre de la Culture. Plus tard, en 1994, encore pour le Festival Montpellier Danse,un "Feuilleton en sept épisodes", avec dix-sept danseurs pour sept chorégraphies,s'inscrit dans sept endroits différents des jardins du Musée Fabre."En bleu et noir", en 1995, pour le quartier d'un vieux village corse, Oletta, dans lecadre du « Parcours du Regard », marque le début d’un travail dans l’île de son enfance, de ses apprentissages, avant son installation définitive en Corse début 2000, où, depuis, elle présente régulièrement ses créations.

« Zitti Muti », « Anc’assaï », « Lampassi », avec résidences de création à Pigna, Ajaccio, en 2001, 2002, 2003/2004 pour le dernier, tournent en Corse, à Marseille, à Chartres, programme de sensibilisation scolaires/tout public…

« Dit, voir », duo créé en 2004 avec Claude Sorin, dans la salle patrimoniale de la bibliothèque municipale d’Ajaccio, explore la relation parole et danse improvisées, à partir de textes choisis, et des voix de leurs auteurs, confrontant corps et livres. Fin 2004/début 2005, l’aventure de « Seconde nature » démarre. À l’exploration de notre relation à l’environnement naturel, à partir de promenades quotidiennes pendant le temps de la création, représentations à La Poudrière d’Ajaccio en 2005 et 2006, à Petricanti, Marseille…

En 2006, le thème des migrations, plantes, animaux, hommes, structure le nouveau duo créé avec Claude Sorin, « Gobeglobes », pour le jeune public, écoles de Ghisunaccia, Marignana, Ajaccio, IME Les Salines... Puis en juillet, résidence dans le cadre du projet international « Ile Mouvante » à Sant’Antonino…

Création 2007 : « Arbre, Humain » explore les relations des hommes avec les arbres. « Vois les arbres, ils sont. » (Rilke). Création à Prunelli di Fiumorbu et Pigna en mars 2007. Reprises en 2008, Veru en juillet, Ajaccio en décembre.

2009 : « L’eau debout », solo avec les fidèles collaborateurs F. Delisle vidéaste, H.F.J Rolland scénographe, sous le regard aigu de C. Sorin, chorégraphe; résidence en janvier à Cabasse, centre de recherche dirigé par V. Delarché et T. Gianarelli. Avant-première à Marignana le 28 août, création le 8 mai 2010 à l’Espace Diamant d’Ajaccio. Reprises les 6 juillet à Veru ( U Filu di a memoria ), 27 août à Bonifacio ( Office du Tourisme ) et 2 octobre au Musée archéologique de l’Alta Rocca de Levie…

  • puce Au cours de sa formation, Michèle Ettori a rencontré bon nombre des chorégraphes français et internationaux contemporains : Karin Whaener, Kilina Cremona et Roger Méguin ( Elle danse à Lyon au sein de leur compagnie ), Trisha Brown, Simone Forti, immense artiste à l’influence très importante dans le courant improvisationnel d’aujourd’hui, avec qui elle travaille dans de nombreuses sessions (Bruxelles, Paris, Les Cévennes, Ajaccio fin 2003, Strasbourg en 2005).

  • puce Elle a collaboré avec de nombreux artistes dont Pascal Comelade, Henry Fourez, Jean-Marc Padovani, André Jaume, Clément Gibert…( Musique ), Dominique Fabrègue, Cécile Eliche… ( Costumes ), H. FJ. Rolland, Maria Valentini, Caza, Jean-Claude Gagneux, Toni Casalonga, … ( Décors, scénographie ), les danseurs et chorégraphes, Claude Sorin, Michel Gérardin, Montaine Chevalier, Sébastien Dupré, Jean Rochereau, Didier Théron, Dominique Brun, Sandrine Deluz, Patrice Barthez, Carine Gori, Luc Maubon… ; Francette Orsoni ( Parole et conte), Fabien Delisle, vidéaste, Hubert Jappelle ( Lumière )…

  • puce Elle puise les moteurs de son travail à l’écoute des paysages, de sa mémoire, du quotidien, des gens, travaille avec des artistes d’ici et du continent, dans un partage de la composition en temps réel, mettant en jeu la représentation-performance dans des lieux différents, espaces extérieurs, ville, campagne.

  • puce Titulaire d’une maîtrise de sciences économiques de l’Université de Nice ( 1972 ), engagée dans une période de réflexion sur la danse, elle est aujourd’hui titulaire du DESS en anthropologie de la danse de l’Université de Clermont-Ferrand ( 2003 ), et du diplôme supérieur de « formateurs en culture chorégraphique », obtenu en 2006 au Cefedem Sud d’Aubagne, dirigé par Laurence Louppe, écrivaine et historienne de la danse reconnue internationalement. Titre de son mémoire : « Danses/natures : réflexion ».

  • puce Michèle Ettori enseigne depuis plus de vingt ans : dans la région Languedoc-Roussillon de 1984 à 1999, puis en Corse ( Ile-Rousse, Prunelli di Fiumorbu, Porto, Ghisunaccia, Cargèse, Porto, Piana, Ajaccio…) en direction de public jeune / Action Culturelle du Rectorat ( En 2000, 2001, 2002, 2006, 2007, 2010 ) / Contrat de Ville-CUCS Ajaccio depuis 1997. Conférences pour l’ENMD sur l’histoire de la danse. Avec l’Institut Médico-Pédagogique des Salines, depuis 9 ans, elle inscrit la danse dans le travail pédagogique des éducateurs. Elle participe à des formations de formateurs, ADDM du Var, Languedoc Roussillon, Corse du Sud…Très à l’écoute du public dit empêché, elle propose des projections de films sur la danse à l’APF, la maison de retraite Ste Cécile… Elle développe des stages « danse et nature ». Elle pratique la méthode Feldenkrais, le « Body-mind Centering », le yoga…

  • puce Au sein de l’association Vialuni, créée en mai 2000, dont elle est oriente les choix artistiques, conventionnée par la Collectivité Territoriale de Corse, soutenue par la Ville d’Ajaccio, elle développe « Danses de Hors », un programme de sensibilisation des publics. Accueil de spectacles ( petites formes ) des différents courants de la danse contemporaine française ( Marion et Thierry Bae, Elisabeth Schwartz, Catherine Contour, Hélène Cathala et Fabrice Ramalingom, Yann Lheureux, Antje Schur, Claude Sorin, Montaine Chevalier, Dominique Lemarquis, Laurence Saboye, Christine Fricker...), conférences et présentation de films ( Laurence Louppe, Bernard Rémy, Jacqueline Caux, Nicolas Villodre…), en partenariat avec la cinémathèque de Paris, avec tournée de ces programmes en Corse (à Ile Rousse/U Spaziu, Prunelli di Fiumorbu/Anima, Veru/U Filu di A Memoria), ateliers du spectateur ( Bibliothèque patrimoniale d’Ajaccio ), facilitant l’accès à la danse contemporaine en Corse. Simone Forti est invitée à dispenser son enseignement à Ajaccio, fin 2003, à un groupe d’artistes européens, réunis pendant dix jours au Lazaret Ollandini, avec présentation de 2 performances, en partenariat avec la ville d’Ajaccio, dans le cadre de « Kallisté Hors les Murs ».